Oréane - Paysagiste

Le phénomène des étourneaux

Publié le 22/01/2017 dans Blog, Divers, Événements

Chaque année à la même époque, le Languedoc-Roussillon subit l’arrivée de plusieurs milliers d’étourneaux en transition vers l’Espagne ou l’Afrique du Nord. Les communes se couvrent de nuages noirâtres et la cacophonie s’installe avec les volatiles ayant élu domicile dans leur nouveau dortoir. Au grands dam des passants,  automobilistes et agriculteurs.

Habitat de l’étourneau EtourneauSansonnet_0219_4

Il est présent partout en France, toute l’année. Dans les régions montagneuses, on ne le rencontre que dans les vallées. L’étourneau fréquente aussi bien les milieux agricoles, les bordures forestières que les parcs et jardins des grandes villes. En hiver, il se rassemble en formant des « dortoirs »  dans les villes, où la température est moins fraîche la nuit, non loin des plaines agricoles où il s’alimente la journée.

La migration des étourneaux

Les étourneaux nés en France sont souvent sédentaires, mais une partie d’entre eux migre vers l’Espagne, l’Italie ou le Maghreb, contrées plus propices à leur survie durant l’hiver. En effet, cette période complique grandement leur recherche de nourriture et l’exil représente la seule solution ! La France reçoit également des populations provenant de Belgique, d’Allemagne, de Pologne. Ainsi, ce sont des dizaines de milliers de spécimens – voire des millions –  qui s’installent dans les régions du sud à cette période de l’année. Pour leur sécurité, ces oiseaux se déplacent en groupes de plusieurs milliers d’individus, donnant naissance à d’impressionnantes nuées. On constate une évolution de la population d’étourneaux d’année en année. Cela serait lié à l’extension des cultures de maïs en ensilage, qui offre aux oiseaux une nourriture riche et abondante en hiver.

 

Etourneaux : attention, dégâts !

L’étourneau en lui-même ne représente pas une gêne, mais en surnombre, le schéma change du tout au tout :

  • Leur rassemblement en ville donne lieu à des concerts stridents loin d’être appréciés.
  • Des milliers d’individus se posent sur les fils électriques, qui risquent alors la rupture.
  • Les nuées peuvent perturber la navigation aérienne
  • Les déjections acides salissent les bâtiments, détériorent les revêtements, attaquent les carrosseries automobiles, compromettent la survie des arbres « dortoirs ».
  • Leur présence en surnombre représente une gêne pour les autres espèces (pics, huppes etc)
  • Friands de graines, fruits et céréales, les étourneaux attaquent les vignobles, les vergers et prélèvent les aliments destinés aux animaux d’élevage.

La lutte actuelle

Elle est loin d’être résolue, bien que plusieurs méthodes soient testées :

  • Produits répulsifs
  • Protection mécanique (filets sur les arbres)
  • Protection optique (épouvantails…)
  • Protection pyrotechnique (pétards, canons…), qui indisposent plus les habitants que les oiseaux….
  • Protection acoustique
  • Eventuel abattage des arbres (ce qui « déplace » le problème et peut en amener d’autres…)
  • Capture voire empoisonnement des oiseaux…

Les méthodes varient selon les contextes, mais à ce jour, il est encore bien compliqué d’appréhender ce phénomène naturel. A suivre…

 

Un vol ( ou tempête ?)!) d’étourneaux en live

 

 


 

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